Biodiversité : African Parks Bénin mise sur les médias pour mobiliser les citoyens
African Parks Bénin a réuni mardi 20 octobre 2026 une vingtaine de professionnels des médias autour de la conservation des parcs nationaux de la Pendjari et du W, avec l’ambition de faire de l’information un levier d’engagement citoyen.
L’ONG African Parks Bénin a organisé mardi 20 octobre 2026 un atelier de sensibilisation avec une vingtaine de journalistes. Il portait sur la préservation de la biodiversité et la gestion des parcs nationaux de la Pendjari et du W. L’objectif est de mieux faire connaître les enjeux de ces espaces protégés et de renforcer le dialogue entre les acteurs de la conservation et ceux qui relaient l’information auprès du public.
Un complexe d’importance régionale. À l’ouverture, Hugues Akpona, directeur régional Afrique de l’Ouest d’African Parks, a rappelé l’importance écologique du complexe W-Arly-Pendjari, partagé entre le Bénin, le Burkina Faso et le Niger. Inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco, il constitue selon lui l’un des derniers grands refuges de la faune sauvage en Afrique de l’Ouest. Il a cité environ 4 650 éléphants dans les parcs de la Pendjari et du W, ainsi que la présence d’une grande partie des lions de la région. Le territoire béninois abrite en outre la seule population de guépards encore documentés dans la région. « Si ces espèces disparaissent du Wap, elles disparaissent aussi de l’Afrique de l’Ouest », a-t-il averti.
Informer avec rigueur. Les participants ont suivi une communication de la journaliste Cécile Goudou sur la manière de susciter l’engagement citoyen à l’ère du numérique. Bertin Doko, assistant communication et multimédia, a présenté le modèle de gestion d’African Parks et ses résultats. Un documentaire sur la gestion adaptée des parcs a également été projeté.
Pour Hugues Akpona, le travail journalistique peut changer le regard du public sur les parcs, à condition de s’appuyer sur des informations vérifiées. Il a mis en garde contre les rumeurs et les images sorties de leur contexte, notamment sur les réseaux sociaux. Sur des sujets sensibles comme l’insécurité ou les relations avec les populations, « vérifier, croiser les sources et contextualiser n’est pas une option », a-t-il insisté. Le directeur commercial, Mohamed Kouchele, a appelé à utiliser avec discernement les réseaux sociaux et l’intelligence artificielle.
Le tourisme suspendu, la conservation maintenue. Mohamed Kouchele a précisé que la suspension temporaire du tourisme réduit les revenus liés à la fréquentation des parcs, sans avoir stoppé les activités de conservation ni les actions en faveur des communautés. Les appuis communautaires et les activités génératrices de revenus portées par les coopératives sont, selon lui, des sujets à documenter davantage.




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