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Ebola  : le Bénin passe en phase de préalerte et renforce la surveillance à l’aéroport de Cotonou

Par Rédaction Publié le 3 min de lecture
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Ebola  : le Bénin passe en phase de préalerte et renforce la surveillance à l’aéroport de Cotonou

Après la confirmation d’un cas d’Ebola au Nigeria, les autorités sanitaires béninoises ont placé le pays en phase de préalerte et renforcé la surveillance aux points d’entrée. Aucun cas n’a été enregistré au Bénin, selon le ministère de la Santé.

 Les autorités sanitaires béninoises ont déclenché la phase de préalerte et renforcé les mesures de surveillance aux points d’entrée du pays. Cette décision fait suite à la confirmation d’un cas du virus Ebola au Nigeria. Selon un communiqué du ministère de la Santé publié le 20 octobre, aucun cas n’a été enregistré au Bénin à ce stade.

Le cas confirmé à Abuja. D’après le communiqué, le cas confirmé à Abuja concerne une voyageuse en provenance d’Ouganda, infectée par la souche Bundibugyo. Quarante-quatre contacts font l’objet d’un suivi au Nigeria. La proximité géographique entre les deux pays et l’intensité de leurs échanges ont conduit le gouvernement béninois à renforcer son dispositif de prévention.

Un dispositif renforcé à l’aéroport. L’autorité ministérielle en charge de la Santé s’est rendue mercredi 21 octobre à l’aéroport international Cardinal Bernardin Gantin de Cotonou, pour évaluer les moyens de détection rapide d’éventuels cas parmi les voyageurs.

Le dispositif comprend des caméras thermiques installées à des points stratégiques du hall des arrivées, ainsi que des salles d’isolement destinées à accueillir les cas suspects avant leur transfert. Des échanges ont également eu lieu avec les responsables de l’aéroport pour intégrer des équipements supplémentaires au nouveau grand hall en construction.

Une riposte coordonnée. Pour préparer la réponse à une éventuelle importation du virus, le ministère de la Santé a activé les commissions techniques de la plateforme multisectorielle One Health. Selon le communiqué, des séances de travail réunissent les ministères concernés et les partenaires techniques et financiers, afin d’harmoniser la surveillance, la prise en charge des cas suspects et les mesures de préparation.

Les consignes à la population. Les autorités appellent à la vigilance, sans céder à la panique. Le virus Ebola ne se transmet pas par l’air. La contamination peut survenir par contact direct avec le sang ou les liquides biologiques d’une personne infectée ou décédée, ainsi qu’avec des objets contaminés.

Le ministère recommande :

  • le lavage régulier des mains à l’eau et au savon ;
  • l’évitement de tout contact avec les liquides biologiques d’une personne malade ;
  • la prudence face aux animaux sauvages retrouvés malades ou morts ;
  • le renoncement à l’automédication.

En cas de fièvre brutale accompagnée de fatigue intense, de douleurs, de vomissements, de diarrhée ou de saignements, notamment après un voyage dans un pays touché ou un contact à risque au cours des 21 derniers jours, il est recommandé de consulter sans délai le centre de santé le plus proche.

Le gouvernement invite enfin les citoyens à s’informer auprès des sources officielles et à ne pas relayer de rumeurs. Le ministère de la Santé assure suivre la situation et s’engage à tenir régulièrement la population informée.

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