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Cotonou : le 8ᵉ Congrès des experts-comptables de l’UEMOA s’ouvre sur la transparence et la souveraineté financière

Par Rédaction Publié le 3 min de lecture
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Cotonou : le 8ᵉ Congrès des experts-comptables de l’UEMOA s’ouvre sur la transparence et la souveraineté financière

Plus de 350 participants venus de 15 pays se sont réunis à Cotonou pour le 8ᵉ Congrès des experts-comptables de l’UEMOA, lancé mercredi 21 octobre 2026 au Palais des Congrès. Le ministre de l’Économie et des Finances, Aristide Medenou, a salué leur contribution à la gestion des entreprises publiques.

 Le 8ᵉ Congrès des experts-comptables de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) a été officiellement lancé mercredi matin au Palais des Congrès. Cette rencontre régionale réunit plus de 350 participants venus de 15 pays.

Les travaux se tiennent autour du thème : « L’Expert-Comptable, garant de la transparence et de la souveraineté financière dans l’espace UEMOA ». Le congrès coïncide avec le 20ᵉ anniversaire de l’Ordre des experts-comptables et comptables agréés du Bénin (OECCA-Bénin).

Les entreprises publiques en excédent, selon le ministre. À l’ouverture, le ministre de l’Économie et des Finances, Aristide Medenou, a souligné l’apport des experts-comptables à l’amélioration de la gestion des entreprises publiques béninoises. Selon lui, les sociétés et offices publics ont enregistré un excédent global de 292 milliards de francs CFA à la fin de décembre 2025. Il a présenté ce résultat comme une rupture avec le passé, où ces structures dépendaient des subventions de l’État.

Pour les pouvoirs publics, la qualité de l’information financière est un levier de performance. Les missions d’audit, de certification des comptes, de conseil et d’accompagnement contribuent à une meilleure gestion des ressources et à des décisions fondées sur des données fiables. Le ministre a ajouté que l’expertise comptable est sollicitée pour favoriser la mobilisation de l’épargne intérieure, élargir l’assiette fiscale et rendre le pays plus attractif pour les investisseurs.

Il a toutefois insisté sur la nécessité de préserver l’indépendance et l’intégrité des professionnels. « Votre signature est précieuse, votre compétence a de la valeur, mais votre éthique, elle, n’a pas de prix », a-t-il déclaré.

La confiance, pilier de la souveraineté financière. Le président du Conseil de l’OECCA-Bénin, Serge Mensah, a rappelé que la confiance dans les comptes est une condition essentielle au financement des économies. Des états financiers fiables facilitent l’accès aux capitaux, orientent les investissements et permettent aux administrations de mieux apprécier leur situation financière.

Cette responsabilité suppose, selon lui, une évolution du métier. Au-delà de la certification des états financiers, la contribution des experts-comptables est attendue dans la transformation des entreprises et l’amélioration de la gestion des organisations publiques et privées.

L’intelligence artificielle, nouveau défi. L’intelligence artificielle figure parmi les sujets importants du congrès. Serge Mensah estime que les avancées technologiques ne sauraient remplacer le jugement humain ni la responsabilité attachée à la signature d’un expert-comptable. « Les machines produiront des chiffres plus vite que nous. Mais une machine ne donne pas sa parole, n’engage pas sa signature et ne répond pas de ses actes », a-t-il souligné.

Le président de la Fédération panafricaine des comptables (PAFA), Walid Ben Salah, a insisté sur l’adaptation des compétences aux évolutions numériques. Ces outils doivent selon lui être intégrés au quotidien de l’expert-comptable, tout en préservant les exigences déontologiques. Le développement durable et les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) figurent également parmi les sujets à examiner.

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